Du temps ou Joseph vivait les collines autour de Neufchâteau étaient surchargée de vignes bien exposées au soleil levant et donnant ci et la, à la fin du siècle dernier, un vin d'excellente qualité, dont le degré n'était peut être pas toujours élevé et dépendait beaucoup du soleil mais dont le terroir était apprécié et donnait un excellent Pineau de Neufchâteau ! 
Le 26 mai 1750 les religieuses acquerront sur Claude une vigne pour 150 livres de principal qui servira de dot à sa fille Marguerite, novice au couvent des Carmélites. 




 









Le vignoble lorrain était très répandu autrefois à la faveur des itinéraires qui traversaient notre région. Déjà vantée au IVème siècle par Ausone, préfet des Gaules, la vigne avait une importance considérable en Lorraine, c'était sa grande richesse. On la cultivait sur les Côtes de la Moselle, de la Meurthe, de la Meuse, de l'Ornain, de la Saulx, dans la région de la Seille jusqu'à Morhange, dans la vallée du Rupt-de-Mad, de la Sarre et de l'Albe jusqu'aux confins de Sarreguemines. Charlemagne possédait lui-même d’importantes vignes à Foug et à Gondreville dans le Toulois. Au Moyen Age, les évêques et les ducs de Lorraine favorisèrent les nombreux vignobles. Le vin de Lorraine, alors réputé, était sujet à un important trafic commercial et à des échanges internationaux. Le « Code viticole lorrain » de cette époque resta en usage jusqu’à la Révolution. Le déclin de la vigne en Lorraine commença vers 1840. En 1880, la vigne couvrait 36 000 hectares sur le territoire lorrain. En 1929, il n’en restait plus que 4000 hectares et aujourd’hui 2500 hectares dont 1500 hectares de vignes familiales 
  
C'était un dur métier que celui de vigneron, et c'était même, comme le langage le disait bien, une succession de durs métiers saisonniers déroulant leurs activités multiples au rythme de l'année. On ne comptait pas moins de dix-sept interventions, en ajoutant la fumure et la remontée des terres à la hotte quand elles avaient dévalé les pentes lors des orages. 
Les vendanges 
Chaque année, l'époque des vendanges était, dans le village, l'occasion de grandes réjouissances. C'était pour tous, ouvriers et propriétaires vignerons, de "vraies vacances", une fête continuelle, pour oublier le train-train de la vie pendant toute une année. 
Pendant plusieurs semaines, tout le monde travaillait à tout mettre en ordre. Les hottes en bois de sapin, les cuves et cuvelles en chêne destinées au transport de la vendange, étaient trempées dans l'eau pour les rendre étanches. 
La récolte des raisins se faisait dans la première quinzaine d'octobre, elle était placée sous le patronage de Saint-Vincent. Au logis du maître vigneron, la maîtresse de maison avait préparé un festin auquel succédait une sauterie, pour donner raison au vieux dicton patois qui dit "Eprès le panse, lè danse". Cette danse avait du reste lieu chaque soir de vendange.  
Si le propriétaire avait eu la gentillesse de faire venir un violonneux pour la circonstance, on dansait au son du violon, et celui-ci ne cessait d'inviter les danseurs et danseuses à s'aimer et à s'embrasser, en râclant les airs et chansons généralement connus, comme "Auprès de ma blonde" ou bien "Embrassez-vous, Mesdames". En outre, le musicien accompagnait sur son instrument le chant des vieilles rondes du pays. La plupart de ces anciennes rondes de vendanges sont tombées dans l'oubli. Pour le repos de la nuit, il fallait improviser des dortoirs de fortune, où les matelas et les édredons étaient remplacés par des bottes de paille, provenant de la dernière moisson. 
  
Saint Vincent, 
Patron des vignerons, 
Apporte du vin  
dans nos maisons, 
Et, s'il te plaît, 
Ajoute du jambon, 
Tous ensemble, 
Enfin nous chanterons . . .